Dans un événement d’entreprise, la RSE se joue très tôt.
Le lieu fixe une grande partie des trajets. Le programme crée ou évite des transferts. Le format du repas influence les achats, les portions et les pertes. La scénographie déclenche des fabrications ou favorise l’utilisation de ressources déjà disponibles. Les conditions d’accueil déterminent qui peut réellement participer.
Ces choix apparaissent dès le brief, bien avant l’installation des bacs de tri et l’impression des badges.
L’ADEME estime qu’en moyenne, 79 % du bilan carbone d’un événement provient du transport des participants, des équipes, du matériel et des marchandises. La répartition exacte varie naturellement selon le format, le territoire, la taille de l’événement et la provenance des personnes réunies.
Cet ordre de grandeur donne une première priorité : étudier la mobilité avant de réserver le lieu.
La version 2024 de la norme internationale ISO 20121 invite également à regarder la responsabilité d’un événement dans toutes ses dimensions. L’environnement reste central. L’inclusion, les droits humains, les retombées économiques, l’implication des parties prenantes et l’héritage laissé par l’événement rejoignent désormais pleinement l’analyse.
Une démarche crédible peut rester simple. Elle demande surtout une hiérarchie claire, des questions posées au bon moment et quelques résultats vérifiables.
La provenance des participants doit précéder le choix du lieu
Le brief commence souvent par une ambiance recherchée : un domaine, la mer, un établissement urbain, la Camargue ou un lieu entouré de nature.
La provenance des participants apporte une donnée plus structurante.
Avant de lancer la recherche, il faut savoir :
- combien de personnes partent de Montpellier ;
- combien viennent de Nîmes, Béziers ou d’un autre site régional ;
- combien arrivent en train depuis Paris, Lyon ou Toulouse ;
- si les participants disposent déjà d’un moyen de transport ;
- si un hébergement sera nécessaire ;
- si les arrivées peuvent être regroupées ;
- à quelle heure les personnes peuvent raisonnablement rejoindre le lieu.
Un domaine situé à quarante minutes de Montpellier peut convenir parfaitement à une équipe locale regroupée dans un autocar.
Le même domaine génère une organisation différente lorsque les participants arrivent par plusieurs trains, rejoignent des hôtels distincts et utilisent ensuite des taxis ou des véhicules individuels.
Le choix responsable résulte donc d’une comparaison entre plusieurs scénarios réalistes.
Comparer trois scénarios avant de réserver
Pour une équipe réunissant des collaborateurs de Montpellier, Nîmes et Paris, l’entreprise peut étudier trois options.
| Scénario | Organisation de la mobilité | Atouts opérationnels | Points à mesurer |
|---|---|---|---|
| Lieu central à Montpellier | Arrivée en TGV ou TER, accès à pied ou en tramway | Peu de transferts, horaires lisibles, hôtels proches | Trajets jusqu’à Montpellier, déplacements urbains, hébergement |
| Domaine accessible uniquement par la route | Voitures individuelles, taxis ou véhicules de location | Dépaysement immédiat, programme possible sur place | Nombre de véhicules, taux de remplissage, distances, retours |
| Domaine avec transport collectif organisé | Rendez-vous en gare ou au siège, transfert en autocar | Groupe réuni, mobilité simplifiée, moins de véhicules | Distance de la navette, taux de remplissage, trajets d’approche |
La meilleure option dépendra du nombre de participants, de leur origine, du programme et des infrastructures disponibles.
Cette comparaison peut être effectuée sans lancer immédiatement un bilan carbone complet. Quelques données suffisent pour une première lecture :
- nombre de participants par ville de départ ;
- distance parcourue ;
- mode de transport ;
- nombre moyen de personnes par véhicule ;
- nombre de transferts pendant la journée ;
- nombre de nuitées ;
- distance entre l’hébergement et le lieu.
Le simulateur Impact Transport de l’ADEME permet ensuite de comparer les émissions associées à dix-sept modes de déplacement.
Regrouper les séquences réduit les kilomètres et améliore le rythme
Un programme réparti entre une salle de réunion, un restaurant, une activité et un lieu de soirée peut sembler riche.
Il crée également :
- plusieurs départs ;
- des regroupements successifs ;
- des temps d’attente ;
- des risques de retard ;
- des trajets supplémentaires ;
- davantage de coordination ;
- une multiplication des livraisons et des installations.
Regrouper plusieurs séquences sur un même site réduit souvent l’empreinte et simplifie l’expérience des participants.
Un lieu peut accueillir :
- la réunion ;
- le déjeuner ;
- l’activité ;
- l’apéritif ;
- la soirée ;
- éventuellement l’hébergement.
Ce regroupement mérite une analyse qualitative. Un lieu unique doit disposer d’espaces adaptés à chaque temps de la journée. Une salle de réunion transformée rapidement en restaurant ou en espace d’activité peut perdre en confort.
L’objectif consiste à limiter les déplacements tout en conservant un programme agréable, lisible et cohérent.
Le guide consacré au programme d’une journée collaborateurs présente les principaux équilibres entre les séquences, les repas et les transitions.
La mobilité responsable doit devenir facile à utiliser
Indiquer l’adresse du lieu dans l’invitation constitue une information minimale.
Une communication réellement utile peut préciser :
- la gare la plus proche ;
- les horaires de train compatibles avec le programme ;
- le temps de trajet à pied ;
- la ligne de tramway ou de bus ;
- l’arrêt exact ;
- la possibilité de stationner un vélo ;
- les points de rendez-vous pour les navettes ;
- les solutions de covoiturage ;
- les modalités de retour ;
- le contact à joindre en cas de retard.
L’entreprise peut aussi construire les horaires autour des arrivées collectives.
Une prise de parole prévue quinze minutes avant l’arrivée du principal TGV conduit mécaniquement certains participants vers une voiture ou une nuit d’hôtel supplémentaire.
Décaler l’accueil de trente minutes peut parfois réduire davantage l’impact que plusieurs actions visibles déployées sur le lieu.
La mobilité se conçoit donc avec le programme, les invitations et les horaires.
Choisir un lieu à partir de preuves concrètes
Les lieux communiquent de plus en plus sur leurs engagements environnementaux.
Le mot « engagé » couvre des réalités très différentes. Une visite et quelques questions permettent d’identifier les pratiques réellement en place.
Accès et mobilité
- Le lieu est-il accessible en transport collectif ?
- Quelle distance sépare la gare ou l’arrêt principal de l’entrée ?
- Une navette peut-elle stationner et manœuvrer facilement ?
- Un parking vélo sécurisé existe-t-il ?
- Les hôtels sont-ils accessibles sans nouveau transfert ?
Énergie, eau et équipements
- Les consommations sont-elles suivies ?
- Les salles disposent-elles d’un chauffage et d’une climatisation pilotables ?
- L’éclairage utilise-t-il des équipements économes ?
- Des points d’eau sont-ils disponibles ?
- Le lieu dispose-t-il déjà du mobilier et du matériel nécessaires ?
- Les prestataires techniques habituels peuvent-ils mutualiser leurs livraisons ?
Déchets et réemploi
- Le tri est-il réellement organisé jusqu’aux filières de traitement ?
- Les contenants et la vaisselle sont-ils réemployables ?
- Les éléments de mobilier sont-ils conservés ou loués ?
- Les déchets organiques sont-ils séparés lorsqu’un dispositif existe localement ?
- Le lieu peut-il communiquer les volumes collectés ?
Adaptation aux conditions climatiques
Dans le sud de la France, le choix doit également intégrer :
- la chaleur ;
- l’ombre disponible ;
- la qualité de la ventilation ;
- la disponibilité d’espaces intérieurs ;
- les besoins en eau ;
- les risques liés au vent ;
- les restrictions d’accès aux espaces naturels ;
- le scénario prévu en cas d’épisode météorologique important.
Un lieu responsable contribue à la réduction des impacts et à la résilience du programme.
Concevoir une restauration plus sobre et toujours accueillante
La restauration porte une grande partie de l’identité et de la convivialité d’un événement.
Une démarche responsable peut renforcer cette qualité en travaillant sur cinq leviers.
1. Construire le menu autour du végétal
Une proposition végétarienne travaillée avec soin peut occuper une place centrale dans l’offre.
Elle peut s’appuyer sur :
- des légumes de saison ;
- des légumineuses ;
- des céréales ;
- des fromages régionaux ;
- des recettes méditerranéennes ;
- des produits issus de filières locales.
La viande ou le poisson peuvent ensuite rejoindre une offre plus resserrée, avec une attention portée à la provenance, à la qualité et aux quantités.
La formulation du menu compte également. Une recette décrite par ses ingrédients, son producteur ou son inspiration culinaire suscite davantage d’intérêt qu’une simple mention « option végétarienne ».
2. Confirmer les effectifs au bon moment
Le traiteur doit connaître :
- une première estimation réaliste ;
- la date de clôture des inscriptions ;
- la date de transmission du nombre définitif ;
- la répartition des régimes alimentaires ;
- les éventuelles arrivées tardives ;
- les modalités prévues pour les excédents.
Une marge de sécurité disproportionnée augmente mécaniquement les pertes.
3. Adapter le service
Le service influence les quantités consommées et jetées.
Un buffet peut être réapprovisionné progressivement. Un service à l’assiette peut ajuster les portions et proposer un complément. Les pauses peuvent être dimensionnées selon l’heure et le programme.
Le prestataire doit pouvoir expliquer comment il adapte la mise en place au nombre de participants réellement présents.
4. Réduire les conditionnements
Carafes d’eau, grands contenants, vaisselle réemployable et suppression des portions individuelles réduisent le volume d’emballages.
Ces solutions demandent un dimensionnement suffisant des points de service afin d’éviter les files d’attente.
5. Mesurer les pertes
Une pesée simple en fin de prestation permet de distinguer :
- les produits préparés et jamais servis ;
- les restes de buffet ;
- les retours d’assiettes ;
- les déchets non comestibles.
Cette distinction aide à corriger les commandes, les portions ou le service lors d’une prochaine édition.
L’ADEME recommande justement d’intégrer les actions et les indicateurs dans le cahier des charges, de confirmer le nombre de convives et de demander un bilan au prestataire.
Chaque fabrication temporaire mérite une question d’utilité
La scénographie, la signalétique et les objets remis aux participants peuvent mobiliser des matières premières, de l’énergie, du transport et du stockage.
Avant de fabriquer, l’équipe peut poser quatre questions :
- Quelle fonction précise cet élément remplit-il ?
- Une ressource existante peut-elle remplir cette fonction ?
- Une solution louée ou modulable existe-t-elle ?
- Que deviendra l’élément après l’événement ?
Signalétique
Une signalétique conçue sans date, sans nom d’édition et sans information trop spécifique pourra être réutilisée.
Les supports modulaires permettent de remplacer uniquement les parties variables.
Décoration et mobilier
La location, le stock du lieu et le réemploi offrent souvent une qualité visuelle supérieure à une accumulation d’éléments fabriqués pour une journée.
Un brief esthétique précis aide le prestataire à composer à partir de ressources disponibles.
Goodies
L’utilité, la qualité et la durée d’usage doivent guider la décision.
Un objet cohérent peut trouver sa place lorsqu’il répond à un usage réel, accompagne une activité ou prolonge utilement l’événement.
L’absence d’objet constitue également une option de conception parfaitement légitime. Le budget peut alors renforcer le repas, le transport collectif, l’accessibilité ou la qualité d’une prestation locale.
L’accessibilité appartient pleinement à la RSE événementielle
La version 2024 d’ISO 20121 renforce l’attention portée à l’inclusion et aux dimensions sociales.
Pour un événement d’entreprise, l’accessibilité se travaille tout au long du parcours participant :
- inscription ;
- transport ;
- arrivée ;
- circulation sur le site ;
- accès aux salles ;
- sanitaires ;
- restauration ;
- contenus ;
- activités ;
- hébergement ;
- retour.
Le questionnaire d’inscription peut permettre aux collaborateurs de signaler, avec discrétion :
- une contrainte de mobilité ;
- un besoin d’assistance ;
- une déficience auditive ou visuelle ;
- une difficulté liée à la station debout ;
- une allergie ou un régime alimentaire ;
- un besoin de calme ;
- une contrainte médicale utile à l’organisation ;
- un accompagnement nécessaire.
Les réponses doivent rester limitées aux informations utiles et être traitées avec confidentialité.
La plateforme publique AccesLibre peut fournir un premier niveau d’information sur l’accessibilité des établissements recevant du public. Une confirmation directe auprès du lieu et une visite restent pertinentes pour vérifier le parcours complet.
L’activité doit également proposer un niveau de participation réaliste. Notre guide consacré au choix d’une activité adaptée à toute l’équipe détaille les critères à examiner.
La responsabilité sociale concerne aussi les prestataires
Le choix des partenaires influence les retombées économiques et sociales du projet.
Quelques questions peuvent être intégrées aux consultations :
- Où sont implantées les équipes qui interviendront ?
- Le prestataire fait-il appel à des salariés, des indépendants ou des sous-traitants ?
- Les temps de montage, de démontage et de déplacement sont-ils réalistes ?
- Les équipes disposent-elles des équipements nécessaires ?
- Certaines prestations peuvent-elles être confiées à une structure locale ou d’insertion ?
- Les conditions de paiement sont-elles clairement établies ?
- Le prestataire peut-il expliquer ses engagements avec des exemples concrets ?
- Quels éléments pourra-t-il mesurer après l’événement ?
Un prestataire local apporte aussi une connaissance du territoire, des contraintes d’accès, des ressources disponibles et des solutions de repli.
Le critère géographique ne suffit évidemment pas à qualifier une démarche. Il rejoint la qualité, la fiabilité, les conditions d’intervention et l’adéquation avec le projet.
Un cahier des charges court peut suffire
Une PME qui organise une journée annuelle n’a pas besoin de créer un référentiel de cinquante pages.
Le brief peut contenir une section RSE d’une page, structurée autour des priorités du projet.
Exemple de socle à transmettre
Mobilité
- lieu accessible en train ou transport collectif étudié en priorité ;
- estimation des participants par ville de départ ;
- nombre de transferts limité ;
- scénario de transport collectif chiffré.
Restauration
- menu majoritairement végétal étudié ;
- produits de saison ;
- nombre définitif transmis à une date convenue ;
- vaisselle réemployable ;
- méthode de gestion et de mesure des excédents.
Production
- utilisation prioritaire du mobilier existant ou loué ;
- signalétique réutilisable ;
- liste des éléments fabriqués spécifiquement ;
- destination prévue après l’événement.
Inclusion
- vérification du parcours accessible ;
- recueil confidentiel des besoins ;
- activité adaptable ;
- alternatives alimentaires clairement identifiées.
Mesure
- modes de transport des participants ;
- nombre de véhicules et taux de remplissage ;
- part végétarienne servie ;
- volume d’excédents alimentaires ;
- part du matériel loué ou réemployé ;
- retour des participants sur l’accessibilité.
Ces exigences peuvent être adaptées à la taille et à la complexité du projet.
Six indicateurs suffisent pour commencer
Une première édition peut être suivie à partir de six données.
| Indicateur | Méthode de collecte | Utilité |
|---|---|---|
| Répartition des participants par mode de transport | Question lors de l’inscription ou enquête après l’événement | Identifier le principal poste de mobilité |
| Nombre de transferts et kilomètres organisés | Programme et factures de transport | Comparer plusieurs architectures de programme |
| Part de l’offre alimentaire végétarienne | Menu et quantités commandées | Suivre l’évolution de la restauration |
| Quantité d’excédents alimentaires | Pesée par le traiteur | Ajuster les portions et les commandes |
| Part du mobilier et de la signalétique louée ou réemployée | Inventaire de production | Réduire les fabrications temporaires |
| Besoins d’accessibilité pris en charge | Formulaire et bilan d’organisation | Améliorer l’accueil des participants |
Une entreprise peut compléter ces indicateurs avec une estimation carbone lorsque le projet, sa taille ou sa récurrence le justifient.
L’ADEME met à disposition l’autodiagnostic ADERE. Le calculateur CLEO développé par UNIMEV et Choose Paris Region permet également d’évaluer plusieurs dimensions de la performance événementielle.
La mesure devient particulièrement utile lorsque l’événement revient chaque année. Les résultats d’une édition créent alors une base de comparaison pour la suivante.
Exemple d’arbitrage pour un séminaire de 60 personnes
Imaginons une entreprise qui réunit :
- 35 collaborateurs basés autour de Montpellier ;
- 15 collaborateurs venant de Nîmes ;
- 10 collaborateurs arrivant de Paris ;
- une journée de travail ;
- un déjeuner ;
- une activité ;
- un apéritif de clôture.
Avant de choisir le lieu, l’équipe peut comparer les scénarios.
Scénario 1 : Montpellier centre
Les participants arrivent à Montpellier Saint-Roch ou Sud de France. Le lieu de réunion se trouve à proximité d’un tramway. Le déjeuner et l’activité sont accessibles à pied.
Ce scénario limite les transferts et facilite le retour en train.
Il demande de vérifier :
- la gare d’arrivée la plus pertinente ;
- le trajet entre la gare et le lieu ;
- l’accessibilité des différents espaces ;
- les horaires de retour ;
- la disponibilité d’une activité adaptée en ville.
Scénario 2 : domaine dans l’arrière-pays avec voitures individuelles
Les collaborateurs rejoignent directement le lieu. Les personnes venant de Paris louent un véhicule ou utilisent un taxi.
Le programme peut être regroupé sur place. La mobilité d’approche devient le principal poste à examiner.
Il faut collecter :
- le nombre de véhicules ;
- leur taux de remplissage ;
- la distance parcourue ;
- les possibilités de covoiturage ;
- les trajets des prestataires ;
- les modalités de retour après l’apéritif.
Scénario 3 : domaine avec rendez-vous en gare et autocar
Les participants rejoignent Montpellier ou Nîmes en train. Un autocar dessert ensuite le domaine et assure le retour.
Ce scénario regroupe les trajets et sécurise les horaires.
Il demande de coordonner :
- les principales arrivées ;
- un temps d’attente raisonnable ;
- le point de prise en charge ;
- les bagages éventuels ;
- le retour vers plusieurs gares ;
- une solution en cas de retard ferroviaire.
La comparaison porte sur l’impact environnemental, le coût, le confort, le temps total de trajet et la fluidité opérationnelle.
La RSE devient ici un outil d’arbitrage. Elle aide à choisir un projet cohérent dans son ensemble.
Communiquer avec précision
Une entreprise peut valoriser les progrès réalisés lorsqu’elle dispose d’éléments concrets.
Une communication crédible décrit :
- le périmètre étudié ;
- les actions mises en œuvre ;
- les résultats mesurés ;
- les limites rencontrées ;
- les priorités de la prochaine édition.
Exemple :
Pour cette édition, le programme a été regroupé sur un seul site accessible en tramway depuis la gare. Les modes de déplacement ont été recueillis auprès de 87 % des participants. Les résultats serviront à préparer l’édition suivante.
Cette formulation donne au lecteur des informations vérifiables.
Une affirmation générale comme « notre séminaire était écoresponsable » ne précise ni le périmètre, ni la méthode, ni le résultat.
L’ADEME recommande une communication sincère, proportionnée et appuyée sur des preuves. Son guide anti-greenwashing actualisé en 2026 rappelle également que les allégations environnementales génériques ou impossibles à démontrer présentent des risques juridiques, financiers et réputationnels.
La communication interne mérite le même niveau de rigueur. Les collaborateurs connaissent souvent les conditions réelles de l’événement et identifient rapidement les incohérences entre le discours et l’organisation.
Les dix décisions à prendre dans le bon ordre
Une méthode réaliste peut suivre cet ordre :
- cartographier la provenance des participants ;
- définir l’objectif et le format de l’événement ;
- comparer plusieurs territoires ;
- évaluer les scénarios de mobilité ;
- limiter les changements de site ;
- choisir un lieu équipé, accessible et adapté à la saison ;
- intégrer les exigences RSE dans les consultations ;
- calibrer la restauration et les fabrications ;
- recueillir les besoins des participants ;
- définir les indicateurs qui seront réellement suivis.
Cette séquence concentre les efforts sur les décisions structurantes.
Les détails visibles peuvent ensuite rejoindre une architecture déjà cohérente.
Un socle réaliste pour commencer
Une entreprise qui organise son premier événement responsable peut retenir six engagements :
- étudier la mobilité avant de réserver ;
- regrouper le programme autant que possible ;
- intégrer une offre végétarienne attractive ;
- louer ou réemployer le matériel ;
- vérifier l’accessibilité du parcours participant ;
- mesurer quelques résultats et les communiquer précisément.
Ce socle reste compatible avec un événement convivial, esthétique et généreux.
Il peut également améliorer la maîtrise du budget. Les transferts évités, les fabrications limitées, les quantités alimentaires mieux calibrées et le matériel réemployé réduisent certains coûts ou permettent de concentrer les moyens sur les prestations qui comptent réellement pour les participants.
La responsabilité se construit par la cohérence
Un événement d’entreprise mobilise des personnes, des lieux, des transports, de la nourriture, du matériel et des heures de travail.
Chaque projet crée donc des impacts et des retombées.
Une démarche responsable cherche à les comprendre suffisamment tôt pour prendre de meilleures décisions.
Le résultat prendra une forme différente selon les entreprises :
- un lieu accessible depuis les gares ;
- une navette collective ;
- un programme regroupé ;
- un menu davantage végétal ;
- une scénographie issue du réemploi ;
- une activité accessible à plusieurs niveaux ;
- des fournisseurs implantés dans la région ;
- une mesure simple des déplacements et des excédents ;
- une communication plus précise.
La progression devient crédible lorsqu’elle repose sur des choix vérifiables et qu’elle améliore l’édition suivante.
SMACK Events accompagne les entreprises dans la conception et la coordination de séminaires à Montpellier, de journées d’équipe et d’événements professionnels en Occitanie.
Le lieu, les déplacements, les prestataires, la restauration et les besoins des participants sont étudiés dans un même programme.
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Sources et outils cités
- ADEME, Choisir un lieu adapté
- ADEME, Comprendre l’événementiel responsable
- ADEME, Simulateur Impact Transport
- ADEME, La restauration événementielle durable
- ADEME, Le bilan d’un événement responsable
- ADEME, ADERE, Auto Diagnostic Environnemental pour les Responsables d’Événement
- ISO, ISO 20121:2024, Event sustainability management systems
- AFNOR, Rapport d’activité et de responsabilité sociétale 2024
- AccesLibre, plateforme publique d’information sur l’accessibilité
- ADEME, Guide anti-greenwashing 2026
- ARPP, Recommandation Développement durable