Une activité de team building est souvent choisie à partir d’une image.
Un groupe en kayak dans les gorges. Des collaborateurs à vélo au milieu des vignes. Une équipe qui cuisine ensemble. Une plage, un défi, quelques sourires et une photo qui fonctionne bien dans la présentation.
Le problème apparaît parfois plus tard.
Une personne ne sait pas nager. Une autre ne peut pas rester longtemps debout. Plusieurs collaborateurs n’aiment pas les activités compétitives. Certains sont très enthousiastes, d’autres auraient préféré ne pas participer.
L’activité qui semblait parfaite sur le papier peut alors créer exactement l’inverse de l’effet recherché.
Une activité de team building réussie n’est pas celle qui impressionne le plus dans le programme. C’est celle à laquelle toute l’équipe peut réellement prendre part.
Commencer par le groupe, pas par l’activité
Avant de chercher une idée originale, il faut regarder qui sera présent.
Une équipe de quinze personnes qui travaille ensemble depuis plusieurs années ne réagira pas comme un groupe de quatre-vingts collaborateurs répartis sur plusieurs sites.
Les premiers critères à examiner sont généralement :
- le nombre de participants ;
- les tranches d’âge représentées ;
- les éventuelles contraintes de mobilité ;
- les habitudes sportives ;
- le niveau de connaissance entre les participants ;
- la culture de l’entreprise ;
- la durée disponible ;
- le niveau d’engagement attendu ;
- la langue parlée par les participants ;
- les expériences déjà organisées avec l’équipe.
Il ne s’agit pas de demander à chacun un dossier médical ou de transformer l’inscription en questionnaire interminable.
Quelques questions bien posées permettent néanmoins d’éviter les erreurs les plus évidentes.
Par exemple :
Existe-t-il des contraintes particulières dont nous devons tenir compte pour permettre à chacun de participer dans de bonnes conditions ?
Cette formulation ouvre la discussion sans obliger les collaborateurs à se justifier publiquement.
Accessible ne veut pas dire ennuyeux
Une peur revient régulièrement lors de la préparation : en choisissant une activité accessible, le programme risque-t-il de devenir trop sage ?
Non, à condition de ne pas confondre intensité physique et qualité de l’expérience.
Une activité peut être engageante parce qu’elle demande :
- de collaborer ;
- de résoudre un problème ;
- de découvrir un territoire ;
- de créer quelque chose ;
- de prendre une décision en équipe ;
- de sortir légèrement de ses habitudes ;
- d’échanger avec des personnes que l’on connaît moins.
Le souvenir laissé par une activité ne dépend pas uniquement de l’effort fourni.
Une découverte gastronomique bien construite, un atelier collectif, une balade commentée ou un jeu de réflexion peuvent provoquer davantage d’échanges qu’une activité très physique au cours de laquelle chacun reste concentré sur sa propre performance.
Le niveau physique n’est qu’un critère parmi d’autres
Les différences de condition physique sont faciles à identifier. D’autres freins sont plus discrets.
Un participant peut être parfaitement capable de faire une activité et ne pas être à l’aise avec :
- la compétition ;
- le contact physique ;
- la prise de parole devant le groupe ;
- le vide ou la vitesse ;
- l’eau ;
- les espaces confinés ;
- les activités impliquant de se déguiser ;
- les formats très démonstratifs ;
- les consignes uniquement données en français ;
- une exposition excessive devant les collègues.
Une activité techniquement accessible peut donc rester inconfortable pour une partie de l’équipe.
L’objectif n’est pas d’éliminer toute forme de difficulté. Un team building peut justement permettre de sortir du fonctionnement habituel.
Cette difficulté doit toutefois rester proportionnée, choisie et accompagnée. Elle ne doit pas reposer sur la mise en difficulté publique d’une personne.
Évaluer le vrai niveau de participation
Une activité annoncée comme « accessible à tous » peut cacher des réalités très différentes.
Il faut distinguer :
- pouvoir être présent ;
- pouvoir participer à une partie de l’activité ;
- pouvoir participer dans les mêmes conditions que les autres ;
- pouvoir choisir son niveau d’engagement ;
- pouvoir profiter de l’expérience sans être isolé.
Une personne qui attend le groupe pendant deux heures sur le lieu de départ n’a pas réellement participé.
De la même manière, prévoir une option alternative sans réfléchir à la manière dont elle s’intègre au programme peut créer deux groupes qui ne vivent plus du tout la même journée.
Lorsqu’une activité nécessite plusieurs niveaux, les variantes doivent rester comparables en durée, en intérêt et en qualité d’accompagnement.
Sept critères pour choisir la bonne activité
1. La participation réelle
Demandez précisément ce que devront faire les participants.
La présentation commerciale d’une activité donne rarement le détail des déplacements, des positions à tenir, du matériel à porter ou du temps passé debout.
Une activité peut sembler simple tout en demandant quarante minutes de marche, plusieurs montées et descentes ou une longue période sans possibilité de s’asseoir.
2. La possibilité d’adapter le niveau
Certaines activités permettent naturellement plusieurs niveaux d’engagement.
Le vélo électrique peut, par exemple, réduire fortement les différences de condition physique. Il faut néanmoins vérifier la longueur du parcours, le dénivelé, la circulation et l’aisance minimale nécessaire pour rouler.
Une activité nautique peut proposer des embarcations différentes ou un parcours plus court. Un atelier peut répartir les rôles selon les préférences des participants.
Cette souplesse doit être prévue avant la journée, pas improvisée au moment du briefing.
3. La place accordée à la coopération
Une activité collective ne crée pas automatiquement de la cohésion.
Si les participants avancent seuls, cherchent uniquement à battre les autres ou restent avec leurs collègues habituels, l’effet collectif peut rester limité.
Il faut examiner la manière dont l’activité encourage :
- les échanges ;
- l’entraide ;
- la répartition des rôles ;
- le mélange des équipes ;
- la prise de décision ;
- la réussite commune.
La compétition peut apporter de l’énergie, mais elle ne doit pas devenir l’unique moteur du format.
4. La durée complète
Une activité annoncée comme durant une heure peut en réalité mobiliser deux heures et demie.
Il faut intégrer :
- le déplacement ;
- l’accueil ;
- la distribution du matériel ;
- le briefing ;
- la constitution des équipes ;
- l’activité elle-même ;
- le retour ;
- le changement de tenue éventuel ;
- le rafraîchissement ;
- les retards possibles.
Ce calcul influence directement le reste de la journée.
Un programme mal dimensionné finit souvent par raccourcir le déjeuner ou supprimer le temps informel qui devait justement permettre aux équipes d’échanger.
5. Les conditions météorologiques
Une activité extérieure doit toujours être étudiée avec son scénario alternatif.
Les questions à poser sont simples :
- l’activité peut-elle être maintenue sous une pluie légère ?
- à partir de quelles conditions est-elle annulée ?
- qui prend la décision ?
- à quel moment ?
- quelles sont les conséquences financières ?
- une alternative est-elle réellement disponible ?
- peut-elle accueillir le même nombre de personnes ?
- reste-t-elle cohérente avec l’objectif de la journée ?
Le plan B ne doit pas être une version dégradée inventée la veille.
6. Le rôle de l’encadrement
La qualité des animateurs change profondément la perception d’une activité.
Un bon encadrement sait :
- accueillir un groupe qui ne se connaît pas ;
- rassurer sans infantiliser ;
- adapter les consignes ;
- identifier une personne en difficulté ;
- maintenir le rythme ;
- reformuler dans une autre langue si nécessaire ;
- faire participer sans forcer ;
- gérer un imprévu.
Le prestataire ne fournit donc pas uniquement du matériel ou un concept. Il participe directement à l’expérience vécue par les collaborateurs.
7. La cohérence avec le reste de la journée
Une activité ne doit jamais être choisie isolément.
Après une matinée dense et un long déjeuner, une activité très technique peut être difficile à lancer.
À l’inverse, une activité calme suivie d’une conférence assise peut donner une journée trop linéaire.
Le bon choix dépend de ce qui précède et de ce qui suit.
Pour construire un déroulé complet, notre guide consacré au programme d’une journée collaborateurs détaille les principaux équilibres à respecter.
Quelques formats accessibles à des profils différents
Il n’existe pas d’activité universelle. Certains formats offrent néanmoins davantage de possibilités d’adaptation.
| Format | Points forts | Points à vérifier |
|---|---|---|
| Vélo électrique | Permet de réduire les écarts de niveau et de découvrir un territoire ensemble | Aisance à vélo, longueur, dénivelé, circulation, météo |
| Atelier culinaire | Répartition naturelle des rôles, activité conviviale et peu physique | Allergies, régimes alimentaires, taille des groupes |
| Jeu de piste ou découverte urbaine | Favorise les échanges et permet plusieurs niveaux d’implication | Distance à parcourir, accessibilité, météo, complexité des consignes |
| Atelier créatif | Accessible, participatif et adaptable à la culture de l’entreprise | Qualité de l’animation, intérêt réel de la production finale |
| Activité nautique encadrée | Dépaysement fort et expérience collective | Aisance dans l’eau, météo, vestiaires, mobilité, solution alternative |
| Découverte gastronomique ou œnologique | Favorise les échanges et valorise le territoire | Consommation d’alcool, régimes alimentaires, place laissée aux non-consommateurs |
| Défi de construction ou de réflexion | Encourage la coopération et la répartition des rôles | Niveau de compétition, durée, qualité du débrief |
| Balade ou découverte nature | Offre un rythme plus informel et facilite les conversations | Distance, terrain, chaleur, possibilités de repos |
Ces formats peuvent être intégrés à une journée collaborateurs à Montpellier ou constituer le temps principal d’un team building à Montpellier.
Faut-il proposer plusieurs activités au choix ?
Lorsque les profils sont très différents, proposer deux options peut sembler être la solution la plus simple.
Cette organisation peut fonctionner, mais elle comporte plusieurs risques :
- séparer des collaborateurs qui devaient justement se rencontrer ;
- créer une activité perçue comme plus attractive que l’autre ;
- complexifier les transports et les horaires ;
- rendre le temps de restitution moins collectif ;
- augmenter les besoins d’encadrement.
Deux options sont pertinentes lorsqu’elles répondent à des contraintes réelles et restent équivalentes en qualité.
Elles le sont moins lorsqu’elles servent uniquement à éviter de choisir.
Une autre solution consiste à sélectionner une activité unique, mais modulable. Les participants vivent alors la même expérience avec des rôles ou des niveaux d’engagement différents.
Comment recueillir les contraintes sans casser la surprise ?
Une entreprise peut souhaiter conserver le programme confidentiel jusqu’au jour de l’événement.
Il reste possible de recueillir les informations essentielles en amont.
Un formulaire court peut demander :
- les restrictions alimentaires ;
- les contraintes de mobilité ;
- l’aisance dans l’eau si une activité nautique est envisagée ;
- l’aisance à vélo ;
- les besoins spécifiques ;
- la taille de vêtement lorsque du matériel est fourni ;
- un contact à prévenir en cas de besoin.
Les réponses doivent être traitées avec discrétion et limitées aux informations réellement nécessaires à l’organisation.
La surprise ne doit jamais empêcher un participant de signaler qu’il ne pourra pas prendre part à l’activité.
Ce que doit prévoir le brief envoyé au prestataire
Une fois l’activité sélectionnée, le prestataire doit recevoir un brief plus précis qu’un simple nombre de participants.
Il est utile de lui transmettre :
- le profil général du groupe ;
- l’objectif de la journée ;
- les éventuelles contraintes identifiées ;
- les langues à prévoir ;
- le niveau physique attendu ;
- le déroulé avant et après l’activité ;
- l’horaire réel d’arrivée ;
- le temps maximum disponible ;
- les modalités du plan B ;
- le contact opérationnel le jour J.
Cela permet à l’encadrement d’adapter son accueil, son discours et son niveau d’exigence.
Une activité réussie ne met personne sur le côté
Le meilleur indicateur n’est pas le nombre de photos spectaculaires prises pendant l’activité.
C’est le nombre de personnes qui ont réellement participé, échangé et trouvé leur place dans le groupe.
Cela ne signifie pas que tout le monde doit vivre exactement la même chose ou afficher le même enthousiasme.
Une équipe reste composée de personnalités différentes. Le rôle de l’organisation est de créer des conditions suffisamment ouvertes pour que chacun puisse s’engager sans se sentir forcé, exposé ou oublié.
SMACK Events accompagne les entreprises dans le choix et l’organisation de leurs activités de team building à Montpellier, dans l’Hérault, dans le Gard et dans toute la région.
Le choix de l’activité est intégré au programme global, avec le lieu, les déplacements, les repas, les horaires, les solutions météo et le profil des participants.
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